Clutch #145 | oct. 26
Édito
Couverture par : Yoann Penard
MORTEL COMBAT
« Mais Pangram, va te faire foutre ! » Après son culte « on se lève et on se casse », Virginie Despentes a une nouvelle fois démontré son sens de la formule qui claque pour résumer l'affaire qui agite en ce moment le milieu culturel. On vous la fait courte : le livre C'était ça ou mourir, énorme succès de la rentrée littéraire écrit par l'auteur québécois d'origine haïtienne Thélyson Orélien, a été passé au crible d'un détecteur d'IA dénommé Pangram et le résultat s'est avéré positif entre 91 et 100%.
Si on a bien compris : une IA nourrie par des textes humains a jugé qu'un texte, à priori, écrit par un humain était en fait l'oeuvre de l'IA qui, elle-même, pille depuis plusieurs années des textes humains. Vertigineux. Le fin mot de l'histoire ? On ne le connaîtra peut-être jamais mais ce qui semble se dessiner, c'est l'entrée dans une ère de suspicion. Face à cela, qu'opposer d'autre que la confiance ? Voire carrément la foi en la culture et l'art. Par exemple pour regarder en face des sujets existentiels, tout sauf artificiels donc, comme la mort.
Ce mois-ci, il nous a fallu surmonter nos à priori et nos propres angoisses pour s'attaquer à ce thème qui nous semblait revenir en force dans les propositions artistiques, qui plus est en octobre. Pas joyeux tout ça, nous direz-vous. Et bien si ! Il semblerait que le rapport à la mort puisse s'avérer bien plus léger et doux dès lors que des espaces permettent de l'aborder de manière collective. L'apport d'autres cultures dans le monde nous invite aussi à changer notre regard pour faire de la mort une fête. Tout est une question de point de vue. Et de faim de vie. | Les Clutchers
« Mais Pangram, va te faire foutre ! » Après son culte « on se lève et on se casse », Virginie Despentes a une nouvelle fois démontré son sens de la formule qui claque pour résumer l'affaire qui agite en ce moment le milieu culturel. On vous la fait courte : le livre C'était ça ou mourir, énorme succès de la rentrée littéraire écrit par l'auteur québécois d'origine haïtienne Thélyson Orélien, a été passé au crible d'un détecteur d'IA dénommé Pangram et le résultat s'est avéré positif entre 91 et 100%.
Si on a bien compris : une IA nourrie par des textes humains a jugé qu'un texte, à priori, écrit par un humain était en fait l'oeuvre de l'IA qui, elle-même, pille depuis plusieurs années des textes humains. Vertigineux. Le fin mot de l'histoire ? On ne le connaîtra peut-être jamais mais ce qui semble se dessiner, c'est l'entrée dans une ère de suspicion. Face à cela, qu'opposer d'autre que la confiance ? Voire carrément la foi en la culture et l'art. Par exemple pour regarder en face des sujets existentiels, tout sauf artificiels donc, comme la mort.
Ce mois-ci, il nous a fallu surmonter nos à priori et nos propres angoisses pour s'attaquer à ce thème qui nous semblait revenir en force dans les propositions artistiques, qui plus est en octobre. Pas joyeux tout ça, nous direz-vous. Et bien si ! Il semblerait que le rapport à la mort puisse s'avérer bien plus léger et doux dès lors que des espaces permettent de l'aborder de manière collective. L'apport d'autres cultures dans le monde nous invite aussi à changer notre regard pour faire de la mort une fête. Tout est une question de point de vue. Et de faim de vie. | Les Clutchers